On refait le match

18 mars 20150
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Onze candidats représentants six binômes, ça laisse peu de temps à chacun. Certains ont malgré tout beaucoup mieux réussi à faire passer leur message que d’autres.

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❏ Gérard Cronenberger et Nadia Hoog (Unser Land)

Probablement la paire la plus complémentaire. Si Gérard Cronenberger a semblé calme, presque en retrait, c’était pour mieux laisser la place à une Nadia Hoog volcanique, qui a même volé au secours de son binôme, attaqué d’emblée par Yves Hemedinger.

L’ancien maire d’Ingersheim a pu en profiter pour dérouler dans le calme ses propositions, notamment la défense du régime local, menacé selon lui par la grande région.

Nadia Hoog s’est elle montrée convaincante sur le maintien des personnes âgées à domicile et très offensive sur la question du bilinguisme, allant jusqu’à attaquer un Yves Hemedinger surpris sur le coup.

Le duo a du répondant et a su le démontrer.

❏ Romain Thomann et Laurence Locher (FN)

Pour le duo Front National, la tâche était compliquée. Avec beaucoup de spontanéité, l’étudiant de 18 ans a reconnu que sa principale proposition, « proposer des stages en entreprise pour les lycéens », ne relevait pas des compétences du Département. En difficulté sur la question sociale, il s’en est mieux sorti pour défendre la mise en place de pénalités financières pour les élus pas assez actifs au Département.

Laurence Locher, relativement éteinte, a repris à son compte certains thèmes du FN, comme le faible niveau des retraites.

Une prestation dans l’ensemble en demi-teinte.

❏ Damien Allain et Régine Mariage (FG)

Quelques piques qui ont fait sourire, comme lorsque Damien Allain lance « n’avoir pas très bien compris les propositions du FN en matière sociale », mais des propositions qui n’ont pas semblé trouver beaucoup d’écho dans la salle. Le duo a défendu les thèmes chers au Front de gauche : partage des richesses, fin du CICE, retour de la taxe professionnelle, taxation des entreprises du CAC 40. Rien de très nouveau… ni de très local.

❏ Radia Ounas (PEJ)

La tâche était insurmontable pour la… suppléante de Valérie Kokmen. Ni cette dernière, ni Hasan Gözel n’ont pu être présents au débat et la mère de famille s’est retrouvée bien seule au centre d’une scène un peu trop grande pour elle.

Radia Ouras a malgré tout tenté de défendre les idées du parti Egalité Justice, sans grande réussite.

❏ Yves Hemedinger et Martine Dietrich (UMP)

Ce genre d’exercice est toujours périlleux quand on part favori d’une élection. Yves Hemedinger avait décidé de tout miser sur l’attaque, se faisant régulièrement rappeler à l’ordre par le duo de journalistes. Il a aussi fait un « carton » avec sa proposition d’éco-taxe pour l’Alsace. Il a encore suscité le débat en reprochant aux candidats pro-conseil unique (Unser Land, EELV) de se présenter pour intégrer une instance dont ils voulaient la disparition.

Plus posée, Martine Dietrich a noué le fil rouge du débat avec sa proposition de plate-forme regroupant tous les services sociaux sur un même lieu.

Les favoris ont tenu leur rang.

❏ Frédéric Hilbert et Caroline Sanchez (EELV)

On peut être sortant et, malgré tout, se mettre dans la peau de l’outsider. Frédéric Hilbert a eu à cœur de défendre son bilan, fier d’avoir vu certaines propositions reprises par le groupe majoritaire et désireux de continuer son travail

Beaucoup plus discrète, Caroline Sanchez a appelé les électeurs à leur permettre de « poursuivre le travail engagé sur les thèmes de l’écologie et de la solidarité ».

Pas sûr, néanmoins, qu’ils aient été très audibles.

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