Le vendredi 3 février dernier, s’est tenue à Colmar une réunion commune des commissions permanentes des conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin avec pour objet de débattre de la création d’une assemblée territoriale d’Alsace. À l’issue de cette réunion a été mise en place une commission chargée de rédiger des propositions concrètes ainsi qu’un calendrier.
Nous avions proposé aux présidents des deux conseils départementaux de profiter de cette période électorale pour lancer un grand débat public et une véritable consultation populaire :
Par la tenue de débats publics dans chaque chef-lieu de canton d’Alsace
Par l’ouverture de cahiers de doléances, pour que les citoyens et associations puissent faire part de leurs attentes.
Par un vote populaire (sur le modèle des primaires) organisé dans toutes les communes d’Alsace et ouvert à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales en Alsace, pour départager les projets d’évolution institutionnelle pour l’Alsace proposés.
L’heure est en effet cruciale pour notre région, dont le sort est en partie lié à l’issue des élections des prochaines semaines. C’est pourquoi nous souhaitions, au-delà des débats de commissions, que s’exprime la volonté du peuple alsacien à travers un exercice inédit de démocratie directe, tout à fait réaliste, et qu’elle soit rapportée avec la force de sa légitimité aux candidats à l’élection présidentielle.
Nous déplorons que les présidents des deux conseils départementaux n’aient pas donné suite à cette proposition. Alors qu’ils ont mis tout leur zèle dans l’organisation des primaires de leur parti, les élus Républicains sont incapables de réitérer la même opération lorsqu’il s’agit de consulter les Alsaciens sur l’avenir de leur région.
Pire encore, la commission mise en place le 3 février dernier ne présentera finalement pas ses conclusions, si tant est qu’elle ait réellement travaillé, avant les élections. La stratégie des élus républicains se résume désormais à adresser un simple courrier à François Fillon pour lui demander de prendre position sur l’avenir institutionnel de l’Alsace.
Une fois de plus, les élus républicains ont lancé une opération de communication qui s’achève par une capitulation en rase campagne. Alors qu’ils possèdent une très large majorité dans les deux assemblées départementales, ils démontrent une nouvelle fois leur manque de détermination et leur incapacité à prendre des initiatives un tant soit peu novatrices et courageuses pour rendre à l’Alsace son existence institutionnelle. Ils démontrent ainsi que, chez les élus républicains, il n’y a pas que les emplois qui soient fictifs, le courage et la vision politiques le sont aussi.
Pendant ce temps, la mobilisation en Guyane nous montre la direction à suivre. 260 000 Guyanais mettent le gouvernement à genou et ne craignent pas de revendiquer « un statut particulier » pour se libérer d’un lien « trop centralisé et vertical avec Paris », alors que l’Alsace, humiliée, est abandonnée par les élus en place.
C’est précisément ce que nous entendons changer. Nos candidats aux prochaines élections législatives seront ceux du courage et de la détermination. Ils ne sont pas au service d’un quelconque parti parisien, mais au service des Alsaciens auxquels ils veulent rendre leur Alsace, respectée et plus forte.
Nous présenterons notre programme et nos candidats lors de notre meeting de lancement de campagne, ce vendredi 19 h 30 dans la grande salle du Cigoland — Route de Sélestat, 67600 Kintzheim