Dans un article des DNA de ce dimanche, nous apprenons que l’exécutif de la région Grand Est supporte mal l’idée que le président de l’OLCA, Victor Vogt, puisse se présenter aux élections législatives avec le soutien des Républicains et de Unser Land.
Franck Leroy, président de la grande région et également administrateur de l’OLCA, va même jusqu’à demander la démission du jeune président alsacien. Plus loin, Gilles Frémiot, conseiller régional de la majorité qui s’est récemment illustré en signant l’appel au maintien de l’Alsace dans le Grand Est, menace de faire baisser les subventions de la région.
Si le récent courrier co-signé par 7 maires d’Alsace nous laissait déjà penser qu’un chantage aux subventions s’opérait en coulisses, celui-ci éclate désormais au grand jour à la lecture de ce nouvel article. « Au prétexte que l’étiquette politique du président d’association ne conviendrait pas à l’exécutif régional, on menace de fermer les vannes ! » s’exclame Laurent Roth, porte-parole d’Unser Land.
« Victor Vogt est un homme droit et unanimement reconnu pour son engagement en faveur de la langue régionale. C’est la raison pour laquelle nous lui avons accordé notre confiance sur la 8e circonscription du Bas-Rhin. Lorsque M. Leroy demande la démission de M. Vogt, c’est toute l’Alsace qu’il attaque » affirme Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.
« A travers cet épisode, le Grand Est dévoile son double visage : celui d’une institution qui, au grand jour, tente vainement de séduire en dépensant des millions en opérations de communication et qui, en coulisses, essaye par tous les moyens de mettre l’Alsace au pas et d’éliminer ceux qui lui sont fidèle. » conclut Jean-Georges Trouillet.